Le trouble hémorroïdaire, voici un problème de santé que beaucoup d’entre nous n’osent toujours pas aborder au grand jour. La majorité classifie cette pathologie dans la colonne des « maladies honteuses ». On ne peut se risquer d’exposer le sujet au grand jour sous peur de se faire catégoriser dans un groupe social marginal. Pourtant, beaucoup souffrent de la maladie hémorroïdaire.

Il faut stopper de stigmatiser les personnes qui souffrent de ce trouble. Aujourd’hui, nous devons plutôt apprendre à comprendre le comment et le pourquoi des « hémorroïdes ». Il est plus que nécessaire d’apporter quelques éclaircissements sur le sujet, car ce problème de santé très fort désagréable peut arriver à chacun d’entre nous. Bien entendu, certaines personnes sont plus sensibles de rencontrer ce trouble que d’autres, mais nous ne devons pas ignorer le facteur âge qui joue un rôle majeur dans l’apparition du problème d’hémorroïde.

Avant de nous lancer dans le vif du sujet, il faut aussi rappeler qu’avoir un trouble hémorroïdaire n’est pas une raison pour s’affoler. Pour pouvoir remédier au problème, nous devons en premier lieu consulter un médecin. Certes, s’informer sur internet est une bonne chose qui nous entraine déjà dans la voie de la guérison, mais pour éradiquer le trouble, il ne faut pas négliger les avis médicaux.

Qu’est-ce que l’hémorroïde ?

quest-ce-que-lhemorroidePour pouvoir comprendre ce qu’est la maladie hémorroïdaire, voyons en premier lieu la définition du mot « hémorroïde ». Alors, d’un point de vue anatomique, l’hémorroïde n’est autre qu’une formation veineuse qui se situe au niveau de l’anus et du rectum (plus précisément dans la sous-muqueuse du canal anal). Les hémorroïdes se présentent sous forme de petits sacs qu’un individu non atteint d’un trouble hémorroïdaire ne pourrait sentir. Ces « sacs » appelés « hémorroïdes » sont destinés à faciliter la contraction et la décontraction du rectum lorsqu’une personne va à la selle. Donc, nous avons tous des hémorroïdes et nous en avons besoin pour des fins physiologiques.

Cette définition anatomique vous a sûrement aidé à mieux comprendre ce qu’est vraiment l’hémorroïde. Maintenant, intéressons-nous à la pathologie appelée « hémorroïde ». À vrai dire, il ne s’agit pas vraiment d’une maladie, mais plutôt d’un trouble anal. Ce trouble survient lorsque les formations veineuses appelées « hémorroïdes » sont congestionnées et provoque chez un individu donné de la douleur accompagnée ou non de saignement. Donc, le trouble hémorroïdaire se reconnaît par la survenue d’une crise localisée au niveau des hémorroïdes et dans le jargon populaire nous appelons cela « avoir des hémorroïdes ».

Les deux sortes de trouble hémorroïdaire

Il existe deux sortes de trouble hémorroïdaire. La première est appelée hémorroïde interne et la seconde est l’hémorroïde externe. Le trouble hémorroïdaire interne affecte les hémorroïdes qui sont situées à l’intérieur de l’anus, soit, au ras du rectum. Quant au trouble hémorroïdaire externe, il touche les hémorroïdes qui se trouvent tout autour de l’anus. Les manifestations de ces deux troubles sont similaires et se caractérisent par un gonflement des hémorroïdes.

L’hémorroïde externe est très douloureuse, car l’anus est une zone où l’on retrouve une grande quantité de fibres nerveuses. Les hémorroïdes internes sont quant à elles indolores la plupart du temps, mais peuvent être très gênantes. Une hémorroïde externe se caractérise par un gonflement situé au niveau de l’anus. Une hémorroïde interne quant à elle ne peut être confirmée qu’après une anuscopie, car elle reste tapissée sur les parois de l’anus.

Il est possible de n’avoir que l’une de ces deux sortes de trouble hémorroïdaire comme il est possible de contracter les deux formes en même temps. Dans les deux cas, vous devez identifier les causes des troubles pour pouvoir les soigner à temps. Si les troubles hémorroïdaires ne sont pas traités rapidement, ils deviendront pour la personne atteinte un grand handicap.

Les causes

les-causesLes causes du gonflement des hémorroïdes sont en général : la poussée forcée au cours de la défécation et la sédentarité. Ces deux facteurs sont les plus fréquemment rencontrés, mais les causes du trouble hémorroïdaire ne se limitent pas là. En effet, un gonflement des hémorroïdes peut survenir lorsque

  • on a un mauvais transit intestinal résultant à la constipation ou à la diarrhée ;
  • on se tient tout le temps assis ou debout ;
  • on a une alimentation pauvre en fibre ;
  • on consomme trop d’épice ou d’alcool ;
  • on ne boit pas suffisamment d’eau ;
  • on manque d’exercice physique ;
  • on pratique excessivement du sport comme le cyclisme ou l’équitation ;
  • on est enceinte ;
  • on atteint les 50 ans.

Cette liste n’est pas exhaustive, mais elle regroupe les causes générales des « hémorroïdes ». De ce fait, nous pouvons dire que les troubles hémorroïdaires sont notamment causés par une hygiène de vie excessive, par un problème de santé interne, mais ils peuvent aussi survenir à cause d’un changement physiologique. Si vous n’arrivez pas à trouver dans cette liste la cause de votre trouble hémorroïdaire, consultez votre médecin avant de penser à un éventuel traitement.

Les symptômes

Une crise d’hémorroïde peut survenir sans qu’on ne s’y attende. En effet, le gonflement des hémorroïdes ne peut souvent être décelé que lorsque le petit sac enflé ne devient palpable aux doigts. En outre, au tout début les crises peuvent être très brèves (quoi qu’aiguës) que l’on n’y prête point attention. Il est pourtant important de savoir reconnaître les symptomes de ce désagrément dès le début si l’on veut avoir une chance d’arrêter son évolution à temps.

Alors, les troubles hémorroïdaires sont signalés en premier lieu par des irritations, démangeaisons ou douleurs au niveau de l’anus. Ces trois symptomes sont surtout fréquents à la survenue d’une hémorroïde externe. Ensuite, le trouble se manifeste par l’apparition d’une tuméfaction au niveau de l’anus (là nous parlons surtout de l’hémorroïde externe). Pour ce qui est de l’hémorroïde interne, le premier symptôme reste la gêne indolore ressentie au niveau de l’anus lorsque l’on va à la selle.

Outre, lorsque les « hémorroïdes » apparaissent on peut en être alerté par la présence de tâche de sans sur la selle, sur le papier toilette ou encore sur la cuvette de la toilette. De ce fait, vérifiez toujours ces trois éléments à chaque fois que vous allez aux toilettes ; notamment si vous suspectez un certain gène au niveau de l’anus.

Évolution de ces troubles

evolution-de-ces-troublesUn trouble hémorroïdaire qui persiste traverse différents stades. Si l’hémorroïde atteinte est externe, son évolution la plus rapide est la thrombose hémorroïdaire externe. Lorsque cela survient, la personne concernée peut ressentir une douleur persistante à toute heure de la journée et notamment la nuit dans la zone de l’anus. Lorsque cela arrive, il devient presque impossible de s’asseoir.

Une thrombose hémorroïdaire externe se manifeste physiquement par l’apparition d’une bosse sous-cutanée. La tuméfaction est dure, bleutée et très douloureuse, car elle est encombrée par un caillot de sang. SI la thrombose n’est pas traitée, l’hémorroïde peut se nécroser toute seule et guérir. Cependant, le processus est long et douloureux. Outre, après la disparition de la thrombose un repli cutané peut subsister, il s’agit d’une marisque. Ce repli peut être totalement cicatrisé si l’on adopte les bons gestes d’hygiène. Dans le cas contraire, il pourrait s’infecter et nécessitera des soins particuliers.

Quant à l’hémorroïde interne, elle peut suivre quatre degrés d’évolution. Premièrement, la tuméfaction située dans le canal anal n’est visible que par une anuscopie. Deuxièmement, l’hémorroïde commence à sortir du canal anal au cours de la défécation, mais rentre sitôt en place après chaque poussée. Troisièmement, l’hémorroïde sort du canal anal au cours de la défécation et peut reprendre place qu’au moyen des doigts. Quatrièmement, l’hémorroïde ne peut plus être replacée dans le canal anal.

Aux deux premiers stades de son évolution, l’hémorroïde interne peut être indolore, ce qui n’est pas valable pour le troisième et le quatrième degré d’évolution. Tout comme la thrombose l’hémorroïde externe, la thrombose de l’hémorroïde interne se caractérise par une formation de caillot à l’intérieur de la tuméfaction.

Prévenir la survenue des « hémorroïdes »

Comme vous avez pu constater dans les récits précédents, les hémorroïdes se manifestent par des crises très peu supportables ; notamment, si elles atteignent la phase de la thrombose. Pourtant, une personne adulte sur deux est susceptible de rencontrer ce trouble anal. Alors, comment faire pour prévenir la survenue des hémorroïdes ?

Premièrement, nous devons prioriser une alimentation riche en fibre. Il faudra donc manger des légumes verts et des fruits dans les proportions recommandées chaque jour (5 fruits, 5 légumes). Ensuite, il faudra éviter les aliments qui peuvent troubler le transit intestinal comme le riz blanc, l’excès de pain et de viande, toute nourriture trop grasse et trop épicée. Outre, il faudra éviter la consommation d’alcool, réduire la consommation de café et arrêter la cigarette.

Deuxièmement, il est impératif de pratiquer des activités physiques régulières et ponctuelles. Cependant, il ne faut pas se lancer dans le sport intensif ; il faudra prioriser la marche, le footing, le yoga, le stepping et tout ce qui est sport d’endurance doux. Lorsque vous pratiquez une discipline sportive (non excessive) régulièrement et ponctuellement, vous entretenez votre métabolisme et favorisez ainsi votre transit. Par conséquent vous auriez beaucoup de chance d’éviter les troubles hémorroïdaires.

Troisièmement, pour éviter l’apparition d’un trouble hémorroïdaire, évitez les poussées forcées au cours d’une défécation. Si vous avez un problème de constipation, prenez un laxatif pour faciliter le passage des selles et pour éviter d’affecter vos hémorroïdes.

Quand consulter ?

Quand consulterSouvent les personnes touchées par le gonflement des hémorroïdes ne consultent leur médecin qu’à la survenue d’une crise. Cette réaction est tout à fait normale, car parfois, on ne s’attend pas vraiment à ce que le trouble évolue, et certaines fois on ne prête pas attention aux premiers signes faute de temps ou par peur.

Pourtant, le plutôt vous consulterez un médecin, le plus rapide vous serez débarrassé de ces tuméfactions désagréables. De ce fait, il vous est conseillé de consulter le médecin dès l’apparition des premiers symptômes (démangeaison, gonflement léger, gêne au niveau de l’anus, tiraillement au niveau de l’anus).

Outre, si vous avez une période de problème de transit intestinal et que vous avez la selle dure ou que vous êtes constamment constipé, consultez votre médecin pour une anuscopie et une coloscopie. Ces deux examens vous permettront de détecter les formations d’éventuels troubles hémorroïdaires très rapidement.

Pour les femmes enceintes, vous devez consulter votre docteur pour savoir si vous avez des problèmes d’hémorroïde dès le 4e mois de grossesse. Outre, dès que vous sentez les premiers problèmes de constipation au cours de votre grossesse (chose fréquente), demandez une diète compatible à votre état à votre docteur pour faciliter votre transit.

Les interventions possibles en cas de crise

Nous parlons de crise d’hémorroïde lorsque la douleur devient de plus en plus intense et que l’on a des difficultés à s’asseoir et même à rester debout plus de 5 minutes. Outre, une vraie crise d’hémorroïde se manifeste lorsqu’il devient impossible de soulager la douleur par des antidouleurs génériques. Lorsque ce cas survient, il devient impératif d’intervenir.

Pour soulager ou éradiquer une bonne fois pour toutes un trouble hémorroïdaire, il est possible de procéder par un soin médicamenteux, un traitement instrumental, une chirurgie ou encore un traitement nature. Ces quatre types de traitement que nous vous avançons ont tous leur chance de réussite et permettent chacun de redonner une vie normale au patient.

Toutefois, vous devez savoir une chose, si vous traitez vos troubles d’hémorroïde au moyen de médicaments ou de la chirurgie, les récidives sont à prévoir. Si par contre vous optez pour les remèdes naturels pour soigner vos hémorroïdes, vous pourriez être sûr d’avoir une guérison douce et sans récidive.

Bien entendu, une grande différence se constate entre ces types de traitement et le traitement naturel reste le meilleur comme vous le constaterez dans le Guide Complet Contre les Hémorroïdes de Sophie Joly.

Traitement médicamenteux

traitement-medicamenteuxQuand une crise d’hémorroïde survient, il est possible de soulager la douleur avec des médicaments à prendre par voie orale ou à appliquer sur les zones concernées. Le traitement médicamenteux contre les hémorroïdes sert en général à soulager les crises et non à soigner entièrement le trouble. De ce fait, ce type de traitement est juste une alternative rapide et non une solution radicale.

Pour le traitement par voie orale, vous pourriez prendre des analgésiques de type acétaminophène ou doliprane. Attention, il faut éviter de prendre de l’ibuprofène ou de l’aspirine, car ces médicaments ont des propriétés vasodilatatrices et peuvent accroitre le saignement hémorroïdal. Outre, il faut éviter les antidouleurs contenant de la codéine, car ils peuvent être constipants.

Si le traitement par voie orale ne réussit pas à faire passer la douleur, vous pouvez utiliser une crème ou une pommade analgésique topique ou encore un analgésique en suppositoire. Attention, il est déconseillé d’utiliser les crèmes et pommades contenant de l’hydrocortisone pour plus d’une semaine. Outre, si l’hémorroïde s’infecte il faut s’abstenir d’utiliser ce type de remède.

Traitement instrumental

Le traitement instrumental vise à faire disparaitre totalement le trouble hémorroïdaire. Dans beaucoup de cas, ce type de traitement est préconisé ; notamment, si l’hémorroïde a déjà atteint une taille assez importante. Outre, le traitement instrumental est effectué en dehors des périodes de crise. Voici les 5 sortes de traitement instrumental utilisé pour soigner les hémorroïdes :

  • Les injections sclérosantes ;
  • La photocoagulation ;
  • La destruction par laser ;
  • Les ligatures élastiques ;
  • La cryothérapie.

Chacun de ces traitements vise à détruire l’hémorroïde pour ainsi faire disparaître le caillot de sang qui provoque la douleur. Après un traitement instrumental, le trouble hémorroïdaire peut toutefois récidiver. Dans ce cas, le patient doit envisager un autre type de traitement.

Souvent le traitement par ligature et par cryothérapie sont associés. Ce type de traitement se fait en cabinet médical et le patient reçoit une anesthésie locale tout au long du traitement. Après le traitement, il est conseillé au patient d’éviter les activités qui demandent beaucoup d’effort physique.

La chirurgie

la-chirurgieLa chirurgie est un traitement envisageable lorsque le trouble hémorroïdaire a atteint un état qui ne peut plus être soulagé par les autres types de remède. Il s’agit de ce fait d’une solution d’urgence. Seuls les médecins peuvent recommander ce traitement vu que l’opération peut mener à des conséquences assez néfastes comme la fissure anale ou les infections.

Toutefois, dans certains cas, seule la chirurgie peut soigner le trouble hémorroïdaire. Si vous devez avoir recours à la chirurgie, sachez que vous allez devoir suivre un comportement hygiénique strict. En effet, après une telle opération, vous n’allez pas pouvoir vous laver avec du savon ni vous essuyer avec du papier toilette usuel ; vous allez devoir vous essuyer avec du coton imprégné d’huile d’amande douce après s’être allé à la selle.

Outre, une telle chirurgie s’effectue également dans un cabinet médical où le patient sera soumis à une anesthésie locale.

Traitement naturel

Comme nous l’avons déjà mentionné ci-haut, seul le traitement naturel peut réellement guérir les hémorroïdes sans qu’on ne risque quoi que ce soit. Certes, ce type de traitement demande beaucoup de maitrise de soi et ne pourrait pas toujours soulager les douleurs au tout début, mais il reste le seul traitement sans risques de récidive et sans effet secondaire. De plus, ce type de traitement est entièrement gratuit.

Le traitement naturel de l’hémorroïde commence par la maitrise d’une hygiène alimentaire stricte. Il faudra éviter tous les aliments qui favorisent la constipation, la déshydratation, et l’inflammation des hémorroïdes. Il faudra donc prioriser les aliments fibreux et l’eau, et il faudra bannir les épices, les aliments trop consistants, l’alcool et le tabac. En bref, il va falloir manger sain et équilibré.

Outre, le traitement naturel vous apprendra à maitriser les poussées lorsque vous allez à la selle. En effet, ce traitement consiste surtout à vous apprendre à adopter tous les gestes qui vous permettront d’éviter la crise d’hémorroïde. Lorsque vous aurez appris et maitrisé tous ces gestes et hygiènes de vie qui empêchent la survenue des crises, vos hémorroïdes finiront par se remettre en place naturellement et vous n’auriez plus de soucis à vous faire.

Pourquoi choisir le traitement naturel ?

pourquoi-choisir-le-traitement-naturelLe traitement naturel des hémorroïdes est très efficace s’il est suivi à la lettre. C’est le traitement le plus préconisé à tous ceux qui ont un problème d’hémorroïde, car premièrement il vous empêchera d’avoir recours aux manipulations instrumentales et chirurgicales. Deuxièmement, ce type de traitement est entièrement sans risque, car il vous apprendra à faire disparaitre vos « hémorroïdes » sans que vous n’ayez à prendre des médicaments. Toutefois, vous pouvez utiliser les crèmes analgésiques au cours des crises les plus insupportables au cours de ce type de traitement. Finalement, le traitement naturel des hémorroïdes reste la meilleure option de soin, car il permet de guérir totalement le trouble.